Le challenge de l’engagement.

Il est 20:40, nous sommes le mardi 6 Juillet 2021 et j’entame seulement l’écriture du mail que tu reçois chaque mercredi…

Honnêtement je l’ai un peu oublié.

La semaine est passée en un clin d’œil et je me retrouve à rédiger ces lignes au dernier moment, la boule au ventre car je n’ai pas de sujet et que je me suis engagée envers toi (et moi-même) à envoyer un mail tous les mercredis.

 

C’est un vrai sujet l’engagement pour moi.

C’est compliqué, je me débats avec, sans trop savoir comment le maîtriser.

J’ai tendance à m’engager vite avec quelqu’un ou dans une situation. Souvent sans trop réfléchir parce que je suis prise de court et que sur le moment je n’ai pas de réponse claire à donner à la proposition que l’on me fait.

Je promets de rappeler, de tenir la personne au courant etc et au final je ne le fais pas.

Car entre-temps je me rends compte que je n’ai en fait plus envie ou que la réponse tarde à venir et je n’ai toujours pas d’informations claires à donner malgré une échéance se rapprochant de plus en plus.

C’est alors très difficile pour moi de revenir sur mon engagement initial et d’annoncer à la personne concernée que j’ai changer d’avis et souhaite annuler ou qu’il va y avoir un changement de programme, voire qu’il n’y a pas de programme du coup car tout se fait à la dernière minute.

Automatiquement mon mental se met en branle et me projette dans des situations où je vais décevoir la personne en face si je me désengage ou bien la laisser dans le doute car je ne donne pas plus de précisions. Que je la maintiens dans l’attente et l’incertitude, qu’elle ne peut plus rien prévoir tant qu’elle n’a pas ma réponse, etc.

Du coup je fuis cet inconfort, ce stress de la confrontation, en restant dans le silence tout en espérant que, comme par magie, je vais réussir à me faire oublier. Ce qui en soi est sacrément stupide vu que cela provoque exactement le résultat que je tente d’éviter…

 

Voilà donc où un peu j’en étais il y a quelques minutes face à la page blanche sur l’écran de mon ordinateur.

Je regardais le petit curseur clignoter en cherchant désespérément quoi te raconter, tout en me pensant que je ne pouvais pas ne rien envoyer sinon tu serais déçu(e), prêt(e) à remettre en cause ton abonnement à ce carnet de bord en te disant “eh ben… c’était bien la peine d’en faire tout un foin pour finalement abandonner si vite…”

[mélodrame bonjour]

C’est à peine si je n’en rajoutais pas une couche en pensant que j’étais encore en train d’abandonner un projet tout juste commencé.

Limite que j’étais une cause perdue, que je ne tenais jamais rien dans le temps, bla bla bla…

[mélodrame bis bonjour]

 

(Moi, dure avec moi-même ? Pff… n’importe quoi…) 

 

Toujours est-il que tu es en train de lire le-dit mail qui failli ne jamais exister. (ça ferait un bon titre de bouquin tiens… “Le livre qui failli ne jamais être écrit”)

J’ai donc cette fois-ci tenu mon engagement envers toi et envers moi.

Victoire !!

 

Je progresse, j’apprends, j’observe ce que je peux faire différemment pour m’engager d’une manière qui soit plus fluide et plus appropriée pour moi sans pour autant laisser l’autre au bord du chemin.

Des fois je me dis que je dois être câblée à l’envers des autres personnes pour que des choses comme ça à priori simples me paraissent si complexes.

Ou peut-être que toi aussi tu batailles un peu (beaucoup ?)et que tu t’engages trop vite, voire au contraire que tu n’oses pas du tout t’engager…?

Qui sait…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *